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Remplacer une baignoire par une douche : étapes, aides 2026 et TVA.
Publié le 6 octobre 2026 · Vérifié le 5 octobre 2026 sur les sites officiels cités en bas de page · Par Synovizion
Pour vous, pour un parent âgé ou dans un logement que vous louez : l’ordre des étapes, à qui s’adresser, les aides de 2026 et la TVA. Chaque règle renvoie à sa source officielle.
Les étapes, dans l’ordre
- Faites le point sur le besoin. Si la douche doit compenser une perte d’autonomie, commencez par un conseiller France Rénov’. C’est gratuit : 0 808 800 700 (prix d’un appel), du lundi au vendredi de 9 h à 18 h, ou france-renov.gouv.fr.[3]
- Locataire ? Obtenez l’accord du propriétaire avant de signer un devis. La marche à suivre est plus bas.
- Demandez plusieurs devis, à des artisans différents : c’est ce que recommande l’Anah.[2] Notre guide du devis dit quoi y chercher.
- Si vous demandez MaPrimeAdapt’, attendez l’accord de l’Anah avant de commencer les travaux.[3]
- En signant, certifiez sur le devis ou la facture que le logement remplit les conditions de la TVA à 10 %.[7]
- Après les travaux, gardez devis et factures jusqu’au 31 décembre de la cinquième année qui suit leur facturation.[7]
À quel artisan s’adresser
- Le plombier pose l’arrivée d’eau, l’évacuation et les appareils sanitaires : c’est lui qui installe la douche.[10]
- Le carreleur pose le carrelage et les revêtements des murs et du sol.[10]
- L’électricien intervient si l’éclairage ou les prises changent.[10]
Une seule entreprise peut aussi prendre plusieurs métiers. Dans tous les cas, demandez un devis où chaque métier et chaque prestation sont détaillés.
Avec MaPrimeAdapt’, l’accompagnateur habilité par l’Anah vous aide à trouver des artisans et à comparer leurs devis. Des labels signalent des artisans spécialisés dans l’adaptation du logement (Silverbat, Handibat, Proadapt…) ; vous restez libre de choisir un artisan labellisé ou non.[2]
Ce qui fait le prix
Nous ne donnons pas de prix : il dépend de votre salle de bain, et seul un devis le dit. Voici les postes à faire chiffrer, ligne par ligne :
- la dépose de la baignoire ;
- l’évacuation de l’eau de la future douche ;
- le type de douche : de plain-pied ou sur un receveur extra-plat[2] ;
- le sol : carrelage ou revêtement antidérapant, et le carrelage à reprendre autour[1] ;
- la paroi : sans seuil, elle protège le sol des éclaboussures[2] ;
- la robinetterie, par exemple un mitigeur thermostatique[2] ;
- les barres d’appui, un siège de douche relevable[2] ;
- l’éclairage et les prises, si l’électricien intervient.
Avec MaPrimeAdapt’, le carrelage à refaire parce que la baignoire devient une douche à l’italienne entre dans les travaux aidés, dans la limite du plafond, s’il figure dans le diagnostic du logement.[1]
Les aides en 2026
MaPrimeAdapt’
C’est l’aide de l’Anah pour adapter son logement à la perte d’autonomie. L’installation d’une douche de plain-pied à la place d’une baignoire en fait partie.[1]
Pour qui
- Vous êtes propriétaire et vous habitez le logement, ou vous louez dans le parc privé.[1] Les travaux portent sur votre résidence principale.[3]
- Vous, ou une personne de votre foyer, remplissez l’une de ces conditions[1] : avoir 70 ans ou plus ; avoir entre 60 et 69 ans, sous condition de GIR (le niveau de perte d’autonomie, de 1 à 6, évalué par un professionnel de santé[2]) ; avoir un taux d’incapacité d’au moins 50 %, ou bénéficier de la PCH.
- Les revenus du foyer ne dépassent pas les plafonds ci-dessous. On additionne les revenus fiscaux de référence de toutes les personnes du foyer.[1]
Plafonds de revenus 2026 (revenu fiscal de référence du foyer)[1]
| Personnes du foyer | Hors Île-de-France, très modestes | Hors Île-de-France, modestes | Île-de-France, très modestes | Île-de-France, modestes |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 17 363 € | 22 259 € | 24 031 € | 29 253 € |
| 2 | 25 393 € | 32 553 € | 35 270 € | 42 933 € |
| 3 | 30 540 € | 39 148 € | 42 357 € | 51 564 € |
| 4 | 35 676 € | 45 735 € | 49 455 € | 60 208 € |
| 5 | 40 835 € | 52 348 € | 56 580 € | 68 877 € |
| Par personne en plus | + 5 151 € | + 6 598 € | + 7 116 € | + 8 663 € |
Combien
- 70 % du montant des travaux si vos revenus sont très modestes, 50 % s’ils sont modestes, sur 22 000 € HT de travaux au plus.[1]
- L’accompagnement a son propre forfait : 600 € TTC, ou 800 € TTC avec un rapport d’ergothérapeute. L’Anah le prend en charge, ou la collectivité quand elle mène une opération programmée.[1]
- Une avance est possible : 30 % de l’aide au plus, à demander avant le début des travaux, sur un devis signé qui exige un acompte.[1]
- Si vous n’avez pas utilisé tout le plafond, vous pouvez faire une deuxième demande dans les 5 années suivantes, pour ce qui reste.[1]
Comment
- Le dossier se crée en ligne sur france-renov.gouv.fr, où le compte s’ouvre depuis le 17 août 2026, ou sur papier.[1]
- Un accompagnateur habilité (un « assistant à maîtrise d’ouvrage ») est obligatoire. Il vient chez vous pour un diagnostic du logement, construit avec vous le projet et son financement, puis suit les travaux.[1] Les travaux doivent figurer dans ce diagnostic.[2]
- À la fin, la facture des artisans est transmise pour le versement ; les travaux doivent être conformes au devis.[3]
Cumul : MaPrimeAdapt’ se cumule avec la PCH, l’APA, l’AEEH, l’AAH, et avec les aides des collectivités, des caisses de retraite ou d’associations.[1]
Le crédit d’impôt pour équipements
Le crédit d’impôt pour les équipements d’adaptation à la perte d’autonomie ou au handicap ne vise que les dépenses payées jusqu’au 31 décembre 2025 : c’est ce que dit le code général des impôts en vigueur au 5 octobre 2026, et la page des impôts, mise à jour le 7 avril 2026, n’annonce aucune prolongation.[4][11]
La TVA à 10 %
- Les travaux d’amélioration ou d’entretien d’un logement achevé depuis plus de 2 ans sont à 10 % de TVA, au lieu de 20 %.[5]
- Pour une salle de bain, les équipements sont aussi à 10 % quand l’entreprise les fournit et les pose, qu’ils sont incorporés au bâti, adaptés à la pièce et forment une installation complète.[6]
- Si vous achetez vous-même un équipement, il reste à 20 % : seule la pose peut être à 10 %.[5][6]
- Vous certifiez sur le devis ou la facture que le logement est à usage d’habitation et achevé depuis plus de 2 ans, et que les travaux, sur deux ans au plus, ne le surélèvent pas, ne le remettent pas à neuf et n’augmentent pas sa surface de plancher de plus de 10 %.[7]
- Propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit : la TVA à 10 % s’applique quel que soit le client.[7]
- Si la certification est fausse de votre fait, vous pouvez devoir payer le complément de taxe.[5]
Vous êtes locataire
- En principe, vous ne transformez pas le logement sans l’accord écrit du propriétaire. Sans cet accord, il peut exiger la remise en état à votre départ.[8]
- Exception : les travaux d’adaptation au handicap ou à la perte d’autonomie, à vos frais. Changer l’aménagement ou l’équipement de la salle d’eau en fait partie.[8][9]
- Envoyez au propriétaire une lettre recommandée avec accusé de réception. Elle décrit précisément les travaux, la façon dont ils seront faits et l’entreprise choisie, et elle reproduit la règle du silence ci-dessous.[9]
- S’il ne répond pas dans les 2 mois qui suivent la réception, son accord est acquis. Il ne pourra pas demander la remise en état à votre départ.[8]
- Dans les 2 mois qui suivent la fin des travaux, attestez auprès de lui qu’ils ont été faits par l’entreprise annoncée, comme prévu.[9]
- MaPrimeAdapt’ est ouverte aux locataires du parc privé. C’est vous qui payez les travaux et qui recevez l’aide.[3][2]
- La TVA à 10 % s’applique aussi aux travaux facturés au locataire.[7]
Votre projet
Décrivez votre projet et votre commune. Avec votre accord, votre demande est proposée à des professionnels. Le réseau démarre : une réponse n’est pas assurée.
Sources, lues le 5 octobre 2026
- Anah, Les aides financières en 2026, édition septembre 2026 (fichier du 31/08/2026) — https://www.anah.gouv.fr/document/guide-des-aides-financieres-0226
- Anah, MaPrimeAdapt’, le mode d’emploi, février 2026 (fichier mis à jour le 10/07/2026) — https://www.anah.gouv.fr/sites/default/files/2026-07/202602_guide-mode-emploi-MPA_WEBA.pdf
- Service-public.fr, MaPrimeAdapt’ : travaux d’adaptation du logement à la perte d’autonomie, vérifié le 01/01/2026 — https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F37501
- impots.gouv.fr, Aide à la personne, modifié le 07/04/2026 — https://www.impots.gouv.fr/particulier/aide-la-personne
- Entreprendre.service-public.fr, Taux de TVA pour les travaux de rénovation d’un logement, vérifié le 21/02/2026 — https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F23568
- BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-90-20, version du 09/09/2026 — https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1666-PGP.html/identifiant=BOI-TVA-LIQ-30-20-90-20-20260909
- BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40, version du 09/09/2026 — https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/1742-PGP.html/identifiant=BOI-TVA-LIQ-30-20-90-40-20260909
- Légifrance, loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 7, version en vigueur depuis le 15/06/2025 — https://www.legifrance.gouv.fr/loda/article_lc/LEGIARTI000050623555
- Légifrance, décret n° 2016-1282 du 29 septembre 2016, version en vigueur au 05/10/2026 (dernière modification le 13/04/2019) — https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000033166515
- INSEE, nomenclature d’activités NAF rév. 2, sous-classes 43.22A, 43.33Z et 43.21A, pages publiées le 19/12/2025 — https://www.insee.fr/fr/metadonnees/nafr2/sousClasse/43.22A
- Légifrance, code général des impôts, article 200 quater A, version en vigueur au 05/10/2026 (du 19/06/2025 au 01/01/2027) — https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000006069577/LEGISCTA000006191624/